Je me suis réveillé en pleine nuit avec cette phrase en tête « L’Amour n’est pas un bien en soi c’est un miracle ». Mon intuition était si forte qu’elle m’a poussé à me lever pour noter cette phrase. Il doit y avoir un sens. Cette phrase m’est apparu comme un éclair, au milieu de nul part ! Du coup, j’ai décidé de développer le sujet et de partager ce petit post.

Nous sommes tous d’accord pour dire que l’amour est un phénomène complexe. Je me suis orienté du côté philosophique de l’amour pour trouver une réponse à tout cela. Souvent décrit comme un miracle en raison de son pouvoir de transformation, l’amour reste toutefois insaisissable et mystérieux dans son essence. Difficile à cerner, voir impossible à expliquer.
Si je reviens sur ma phrase, l’amour peut être considéré non pas comme un « bien » au sens matérialiste du terme, mais plutôt comme un « bien » moral ou spirituel. Il ne s’agit pas d’un bien que l’on peut posséder ou accumuler, mais d’une expérience qui nous change, qui peut même nous transcender et nous enrichir de l’intérieur. Je dirais même qu’on ne possède jamais l’amour, on le mérite et on le vit.
Que trouvons-nous du côté des philosophes ?
Côté Philosophique, en faisant une recherche sur l’Amour et Miracle, je suis d’abord tombé miraculeusement sur un texte de Platon, écrit aux environs de 380 av. J.-C.. Ce texte s’intitule « Le Banquet » (très connu). Celui-ci est constitué principalement d’une série de discours portant sur la nature et les qualités de l’amour.

Platon décrit l’amour comme quelque chose qui aide les gens à atteindre une beauté parfaite. Pour Platon, aimer ne signifie pas seulement vouloir quelque chose pour le posséder, mais aussi vouloir s’améliorer et grandir en tant que personne. Il voit l’amour comme un « miracle » qui nous aide à mieux comprendre qui nous sommes et comment le monde fonctionne autour de nous.
D’un autre côté, je suis arrivé du côté de la pensée existentialiste. L’amour est vu comme un acte de liberté et de reconnaissance mutuelle. Simone de Beauvoir, par exemple, défend l’idée que l’amour véritable implique de reconnaître l’autre dans sa liberté et son altérité, sans chercher à le posséder ou à le contrôler. Ainsi, l’amour devient un « miracle » dans la mesure où il permet une authentique rencontre avec l’autre.

Bon en effet, l’amour est un miracle mais nous ne devons pas oublier que l’amour peut aussi être source de souffrance et de conflit. L’amour implique la vulnérabilité, le risque de la perte et de la déception. En creusant cette facette de l’Amour je suis tombé sur une vision différente de l’amour partagée par d’autres philosophes, comme Arthur Schopenhauer. Ils ont adopté une vision plus pessimiste de l’amour, le voyant comme une illusion créée par la volonté de vivre pour perpétuer l’espèce.
En fin de compte, on peut dire que l’amour peut être vu à la fois comme un bien en soi car c’est quelque chose de bon pour nous et comme un miracle car c’est quelque chose d’extraordinaire, difficile à expliquer.
Il est un bien dans le sens où il enrichit nos vies, rendant nos vies meilleures, nous aide à nous dépasser et à créer des liens forts avec d’autres personnes.
Il est un miracle dans le sens où il change, il peut même transcender notre existence et nous ouvre à une expérience de la réalité qui dépasse notre compréhension rationnelle.
Mais comme tout miracle, comme tout ce qui est extraordinaire, l’amour est aussi mystérieux, insaisissable, difficile à comprendre totalement, on ne peut jamais le contrôler complètement.

Du coup je n’ai pas vraiment résolu le » la raison pour laquelle » le « Pourquoi » cette phrase est arrivée à mon esprit comme ca, quelle sens donner à cela ? L’avenir me le dira !
En attendant, je vais continuer de creuser et lire sur le sujet. Voilà quelques références que je vous partage :
- Platon, « Le Banquet » – C’est un dialogue célèbre sur la nature et le but de l’amour.
- Aristote, « Éthique à Nicomaque » – Bien que ce ne soit pas un texte sur l’amour en soi, Aristote explore la notion d’amitié et d’amour de manière approfondie.
- Saint Augustin, « Les Confessions » – Un travail autobiographique important où Saint Augustin explore la notion de l’amour divin.
- Simone de Beauvoir, « Le deuxième sexe » – Beauvoir explore ici l’idée de l’amour dans le contexte de la libération féminine.
- Erich Fromm, « L’Art d’aimer » – Fromm offre une perspective psychanalytique et humaniste sur l’amour, suggérant qu’il doit être appris et pratiqué comme un art.
- Alain Badiou, « Éloge de l’Amour » – Dans ce livre, Badiou affirme que l’amour implique un risque et une prise de position contre le cynisme de notre époque.
Cela devrait me donner un bon point de départ pour commencer mon exploration philosophique au sujet de l’amour. A suivre.

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